Les 5, 6, 7, 8 décembre 2007
Malgré la présence de la jungle à proximité qui appellent à l'exploration, et de nombreuses possibilités d'excursion, il faut poursuivre les travaux et réparations sur le
bateau.
Près du port de commerce, les coques des bateaux de bourlingueurs cohabitent. Les traces et stigmates de
chocs sur les coques délavées par le temps, évoquent d'inoubliables péripéties et de longues histoires de mer. Mais, ça fait une éternité que la plupart d'entre eux,
n'ont pas connu les soubresauts joyeux des vagues, battant la chamade, le long de l'étrave.

Vision du port dans lequel, le Cap' coule des jours caniculaires et laborieux !!!
Parmi les multiples occupations, gonfler l'annexe et caréner la ligne d'étrave autour du bateau ont fait partie des opérations rendues délicates par un clapot rageur, trempant
le capitaine des pieds à la tête... Pour ce qui est de l'électricité à bord, les deux batteries neuves remplissent leur office. Il est probable qu'il faudra en faire l'acquisition de nouvelles
aux Antilles. Mais à chaque jour suffit sa peine !! Les panneaux solaires ont été remis à niveau, leur position actuelle, semblent mieux adaptée. Au milieu des activités de
préparation, les conversations avec le voisinage battent leur plein. J'ai récemment siroté un ti-punch avec un breton, originaire de Concarneau, dont la mission en Guyane, est de travailler
comme grimpeur en plein coeur de la forêt vierge, pour le compte de scientifiques. Afin d'appréhender cette mission pour le moins atypique, ce breton téméraire, m'a prêté un
cédérom qui explique en détails l'ensemble de ses responsabilités. D'autre part, un constat, beaucoup de Brésiliens viennent en Guyane pour trouver un emploi, mais ils sont exploités,
sous-payés par les entreprises qui font appel à leurs services. Les échanges de pontons permettent de découvrir des situations douloureuses. Les résidents de cette
marina, habitent ici depuis lontemps, ils possèdent un regard renseigné sur les modes de fonctionnement de la société locale.
Le départ approche... Ce qui implique Courses avec un C majuscule. Les équipets vont se remplir à ras bord, de denrées en prévision des fêtes de Noël. En Guyane, que
c'est cher !! Entre 20 à 30 % supérieur aux prix de la Métropole... Un point positif, on revit, au détour des allées de supermarché, rafraîchi, par une climatisation
revigorante... Mais... en sortant... on atteint des pics de liquéfaction....Dehors, il règne une chaleur mortelle... Bientôt, le vent des alizés, soufflant dans les voiles va permettre de
nouveau, de ventiler et d'aérer, un cap'tain fourbu.
Le fruits et les légumes apparaissent à foison sur les marchés locaux :
On ne sait plus où donner de la tête, choisir entre les goyaves, les ananas, les papayes, les bananes, les maracoudjas, les corossols. La
promenade au coeur du marché de Cayenne reste un moment unique. Tous les sens restent en alerte. Des senteurs inconnues effleurent et sollicitent les narines en permanence... Des
effluves d'épices, de piments, de plantes fraîches, de citronnelle... La cuisine guyanaise est réputée pour ses saveurs associant un mélange de gastronomie créole, chinoise, africaine,
brésilienne... A ce sujet, je n'ai pas encore goûté le fameux bouillon d'Aoura, qui est, paraît-il, le plus typique des plats du pays. La coutume dit que celui qui en aura mangé reviendra
obligatoirement, un jour, en Guyane.
Le panier d'osier bien rempli, retour sur Blue Wave pour les ultimes rangements. Il reste encore à déboucher la
sortie d'eau du mini frigo, indispensable en ces contrées surchauffées...
Et aussi à étanchéifier le petit hublot rond qui continue à fuir par forte pluie. Demain, visite du centre spatial de Kourou. Ce soir, j'observe d'un oeil attentif, les prévisions météo,
pour le début de la semaine, sur le logiciel Maxsea.
Bientôt, des contours nouveaux vont se dessiner devant l'étrave de Blue Wave. Ca sera le début de l'aventure vers le sud des Petites Antilles et de ses îles volcaniques.... aux reliefs
prometteurs...
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Demain
jeudi, un timing précis à organiser puisque nous prévoyons de quitter ces lieux enchanteurs dés vendredi après-midi. Courses pour l'avitaillement. Nous ferons livrer directement par taxi pour des
raisons de commodité. Le navire des Bretons rencontrés à Natal, vient juste d'arriver. L'équipage semble épuisé. De plus, ils ont accroché le safran dans une des ces maudites pendilles. Nous
les aidons, l'opération s'avérant des plus laborieuses.