Les 5, 6 janvier 2008
Après une dernière incursion sur la barrière de corail, un dernier snorckling... sportif, en raison des vagues et du courant. Le vent sévit ce matin avec force !!... Nous décidons de changer
de lieu. Une hésitation sur notre prochaine destination : soit l'îlot "Petit Tabac". Nous ne pouvons y mouiller que de jour. Nous reprenons le chemin de l'île de Mayreau, vérifier
si cette fois-ci, nous pouvons accéder à Salt Whistley Bay. Le vent secoue les embarcations qui s'y sont faufilées. Nous poursuivons sur Saline Bay, présumée mieux protégée... Et
prenons soin, cette fois-ci, de jeter l'ancre à distance respectueuse du ponton, et de son trafic maritime...
La longue plage de sable blond amorce une forte pente vers le large. L'accostage en dinghy risque fort d'y être périlleux. L'horizon bordée de cocotiers ployant leurs palmes dans la brise
participe à ce charme dont on se lasse jamais.
Une visite du village s'impose. Nous avions fait escale ici, il y a quelques jours, sans mettre pied à terre. Peut-être que le prix de la langouste dans les restaurants proches sera
moins prohibitif que dans les Tobago.
L'annexe est gonflée... Une fuite est à vérifier tous les jours... préoccupante... Le gonfleur ne nous quitte jamais....Un achat sera à prévoir... Pourvu que celle-ci tienne jusqu'à
Saint-Martin...
L'arrivée sur la plage s'avère, comme prévu, acrobatique. Bondir de l'annexe, avant que le rouleau ne s'abatte brutalement sur notre tête et ne noie tout sur son passage, reste un véritable
exercice de style. Comme nous avons appareil photo et caméra dans nos sacs, il faut éviter de se faire coincer...
Des voisins belges, accostant, précisément, au même moment que nous, seront d'une aide précieuse, pour nous tirer de ce mauvais pas...
Nous faisons connaissance, animés par une même passion du bateau, de la voile. Parmi les membres de ce groupe, un couple possède un Prétorien, le grand frère de notre valeureux Gladiateur.
Inutile de dire que cette fraternité crée des liens... L'heureux propriétaire d'un superbe Maramu ne tarit pas d'éloges sur le sien. Créant l'intérêt renouvelé de Cap'tain Joe. Une visite
ultérieure de ce bateau confirmera le bien que nous pensons d'une telle conception.
Au rythme de ces nombreuses considérations, nous montons vers le village par une petite route trés pentue, écrasée de chaleur. Nous sentons moins le vent, à terre... Les maisons du village,
accrochées sur la colline, sont autant de points de couleurs vives : vert menthe à l'eau, rouge carmin, bleu vif... Quelques restaurants présentent des cartes alléchantes, pour des
prix, cette fois-ci, abordables... Les enfants, curieux, nous abordent, veulent jouer avec nous. Arrivés près de la petite église, nous prenons des photos d'un panorama saisissant. Nous
embrassons d'un unique regard l'immense barrière des Tobagos. Impression de perfection... On ne peut se détacher de cette vision, entraînant la pensée, la méditation.
Certains dessinent, dont la femme skipper du Prétorien. Chaque voyage donne naissance à un carnet, illustré par des dessins, des peintures à l'acrylique et au pastel. De belles
créations... Nous en avons vu un exemplaire...
Accablés par la chaleur, nous allons tous étancher notre soif, dans un bistrot à ciel ouvert, face à ce bijou qu'est la mer Caraïbe. Se découpant, dans le crépuscule, les contours
majestueux de l'île d'Union...
Notre première langouste du séjour, dégustée dans ce décor, en trés bonne compagnie, laissera un beau souvenir de l'île...
Retour dans la nuit noire, passage du cap fatidique des rouleaux, identification du bateau, nous avions oublié la lampe de poche...
La houle agite le mouillage !
La coque tangue, soulevée régulièrement par les vagues provenant du large.
Soudain, un choc brutal contre la coque...
Décidément, ce mouillage de Saline réserve quelques mauvaises surprises...
En émergeant du carré, dans le tout petit matin, nous constatons qu'un catamaran battant pavillon américain, n'ayant pas mis suffisamment de chaîne, et n'ayant pas tenu compte du cercle
d'évitage, vient heurter Blue Wave.
Le skipper du bateau et quelques membres de l'équipage prennent les choses en main, remontent l'ancre à toute allure, sans se préoccuper de savoir si notre bateau a souffert au
passage de cette collision, ni sans même s'excuser.
Le mouvement de la mer, devenu éprouvant à cet endroit, nous changeons de position, et allons nous protéger, plus à l'abri de la côte...
Pour échapper au roulis lancinant, obsédant... Rien ne vaut une natation revigorante dans l'eau verte aux reflets pailletés. De longues heures à s'ébattre, à faire la planche face au
soleil...
Nos compagnons belges partent pour Canouan. Nous décidons d'y aller ensemble.
Un vent de 26-27 noeuds souffle avec vigueur. Nous longeons la côte, avec 2 ris dans la Grand-Voile, un petit foc de route établi à l'avant. Les embruns volent, tourbillonnent
allègrement. Blue Wave progresse mètre par mètre. Les bords sont tirés au carré, trés serrés...dans une mer que nous qualifierons d'agité, tumultueuse, belliqueuse... Canouan approche...ses
flancs couverts de belles frondaisons... Nous allons nous protéger dans le mouillage de Charlestown Bay. Mouillage principal de l'île de Canouan. L'eau, incroyablement verte, ressemble à un
mirage. Belle récompense d'une navigation peu palpitante.
On dit que les fonds sont peu sûrs. Nos compagnons ont opté pour une bouée. Confiants dans notre matériel, nous jetons l'ancre, une nouvelle fois... Geste, devenu automatique. Chacun a son poste,
la mécanique est bien rôdée...
Baignades à n'en plus finir, dans cette mer, tellement tentatrice...
Visite de l'île en ce dimanche paresseux où la vie semble s'être arrêtée. Pas ou peu d'animation.
Nous accostons en dinghy sur les pontons du complexe hôtelier le "Tamarind Beach Hotel". Bungalows et constructions à l'architecture néo-créole, le long de la plage. Végétation
luxuriante, colorée.
Nombreuses petites maisons pittoresques disséminées à flanc de collines.
Des passants à la démarche chaloupée.
Des chiens pacifiques nous accompagnent dans les rues, nous flairant amicalement.
De nombreuses chevrettes broutent sur le bord des routes.
Léger avitaillement auprès des producteurs locaux.
Visite du Maramu, bientôt mis en vente (certitude ou hypothèse), par son propriétaire.... Bateau remarquablement entretenu. Entre nous soit dit, une affaire... à suivre...!!
Des retrouvailles en Martinique... Puis à Saint-martin... en perspective....!!
Soirée apéritive sur Blue-Wave avant que nos chemins se séparent.
Pendant que certains se dirigent sur Béquia (Békoué), l'île, paraît-il la plus grenadine... Nous sommes, et bien à regret, obligés de revenir sur nos pas.
Le second du Cap'tain doit reprendre l'avion de Grenade, Vendredi prochain, à la première heure...
Le retour a été avancé d'une journée, en raison des péripéties vécues à l'aller...