Samedi 1 mars 2008

Les 21, 22, 23 février 2008,

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C'est avec un léger pincement au coeur que nous levons l'ancre au milieu des nombreux bateaux venus s'installer hier dans la baie.
La brise, d'est-nord-est, ce matin, fulmine entre force 6, force 7... 
Certes, 25 petits milles à parcourir... Au près serré, pour rejoindre La marina du Bas-du-Fort, à Pointe-à-Pitre, nous présumons une navigation du genre sportive... Nous ne nous trompons pas. La Grand-Voile arisée, 2 ris, pour ne pas changer... Trinquette à poste, bordée au maximum... Nous chevauchons les vagues... Celles-ci percutent le bateau avec fracas, éclaboussant tout sur leur passage, cap'tain et mousse y compris. A force d'être arrosés, trempés par les vagues bondissantes, c'est en maillot de bain que la course se poursuit. Blue wave rebondit dans une rythmique saccadée. Plonge, pointe l'étrave vers le ciel, repique du nez... Peu de navires en partance vers l'île papillon... Un catamaran nous double dans un grand geyser d'écume, vire de bord un peu plus loin, nous allons l'imiter, si on veut toucher au but. Cette nouvelle position plus au sud, devient vraiment inconfortable.... Le bateau culbute sur les vagues...
De roulades en roulades, on fait son chemin et pointons l'étrave dans la vaste passe de 100 mètres sur des fonds d'environ 10 mètres nous conduisant vers le port. Nous surveillons d'un oeil inquiet, les lourdes nuées noires circulant dans un ciel troublé. La mer, de bleu marine profond, devient d'un bleu intense, trés clair... Avancer sous les saccades de ce vent furieux, propulsés par les vagues plus souples sur ce bleu surréel est une expérience inoubliable...
La Guadeloupe était, autrefois, appelée Calaou çaera puis Karukera, "l'île aux belles eaux". Nous en avons un aperçu saisissant.... 
Nous doublons l'îlet à Cochon, sentinelle de Pointe-à-Pitre. Cet îlet est le plus important des 4 existants dans la zone. De nombreux navires cohabitent au mouillage.
Nous passons la pointe permettant d'accèder à la marina. L'endroit est beaucoup plus calme. Quel soulagement...
Nous avons choisi Pointe-à-Pitre comme lieu de chute, car la ville est située à quelques kilomètres de l'aéroport international. Un départ est prévu samedi en fin d'après-midi.
Pointe-à-Pitre est d'autre part, l'endroit idéal pour de nombreuses excursions car positionnée au centre de la Guadeloupe à la jointure entre la Grande-Terre et la Basse-Terre, unies par la Rivière Salée...
Après avoir manié l'ancre, il faut maintenant se réaccoutumer aux manoeuvres d'amarrage sur les pontons. Dans la paix retrouvée du Lagon Bleu, complètement au fond de la marina du Bas-Du-Fort, cette installation ne représente aucune difficulté.
La position du bateau : 16°13 Nord ; 61°31 Ouest.
Avec l'annexe que nous avions gardé, solidement attachée, derrière le bateau, nous allons visiter la marina, nous y inscrire, régler la clearance, faire quelques courses, repérer les endroits intéressants pour que le cap'tain puisse mettre en place ses prochains déplacements.
C'est en se promenant sur les pontons que nous retrouvons le superbe Maramu de Bernard, un belge rencontré sur l'île de Mayreau. Celui-ci vend son bateau... Ce qui en laisse rêveur quelques uns... Suivez mon regard... 
Il n'est pas prévu une escale trés longue en Guadeloupe. Des amis retrouvés en Martinique, devraient accoster dans les jours qui viennent. C'est avec ce petit groupe que va se dérouler la navigation vers Antigua et Barbuda...
Nous faisons connaissance avec notre voisin de ponton, baroudeur des mers, arpentant inlassablement les Antilles depuis 7 ans. C'est ce dernier qui nous conduira à l'aéroport samedi.
Ce dernier jour du mousse (femme du Capitaine) en Guadeloupe sera consacré au farniente.... Après les bousculades récentes, un repos salvateur est le bienvenu. Quelques activités, malgré tout,  changement de la drisse de génois,  travaux de réfection sur la trinquette. 
De plus, nous connaissons, un peu la Guadeloupe que nous avions visitée, lors d'un séjour en Bateau avec des amis en 2004. 
Puis, c'est le départ vers la métropole pour la femme du cap'tain... Un monde fou dans l'aéroport... De longues heures d'attente interminables, avant le décollage...  

par Joêl publié dans : De retour à La Rochelle
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Samedi 1 mars 2008

Les 19, 20 février 2008,

Bercés, sinon ballotés par les vagues dans notre enclave maritime face au bourg, nous découvrons et redécouvrons cet archipel s'étendant sur 13 kilomètres carré.
Derrière la maison du médecin, une ascension nous attend. Un beau raidillon pour accéder au Fort Napoléon sur le Morne-à-Mire. 
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Cette forteresse, construite par Napoléon, lui-même, qui n'y mettra d'ailleurs jamais les pieds, servit de pénitencier jusqu'au début du siècle dernier. Actuellement, érigé en musée, ce Fort permet de bénéficier d'un aperçu de l'histoire des Saintes et de son environnement. Sur le chemin de ronde, nous croisons iguanes à l'allure préhistorique, à la longue crête dentelée, herissée, se dandinant sur des lits de feuilles séches, louvoyant entre épineux, cactus et papillons aux longues ailes orangées. Des plantes grasses résistent stoïquement aux morsures du soleil tropical.
Du haut de notre promontoire, nous embrassons d'un seul regard circulaire, la Guadeloupe, figure tutélaire des Saintes, La Dominique, Marie-Galante (nostalgie, nostalgie... nous n'avons pas eu le temps d'aller la visiter !), La Désirade...
L'oeil est irrésistiblement attiré par le vert intense des plantes, les flamboyants, les palmiers, arbres voyageurs et cocotiers, se découpant sur le rouge vif des toits de tôle des maisons, s'étageant dans une belle ordonnance géométrique sur les collines. 
Nous n'irons pas sur Terre-de-Bas, et laissons filer nos pas sur les sentiers et routes sinueuses de Terre-de-Haut. Ainsi, nous allons humer les embruns projetés par le vent, soufflant en rafales, sur la longue plage de Grand Anse. Nous ne pouvons envisager d'y nager, les rouleaux y sont particulièrement violents, des courants peuvent entraîner les baigneurs imprudents vers le large.
De nombreuses chevrettes paissent sur les flancs des collines de modeste altitude et gambadent d'une patte alerte sur les plages entre caillasses et cocotiers aux palmes d'un vert sec.. Une autre ascension, "à pied", en direction du Pain de sucre est à signaler et surtout à louer ardemment, car la majeure partie des touristes utilisent soit les scooters (trés nombreux), soit les taxis-bus, pour se véhiculer à travers les principaux sites de l'île. Dans le ciel bleu, pointe le sommet de Morne du Chameau culminant à 306 mètres. Installés sur les rochers ronds à proximité d'une plage miniature, aux eaux tramsparentes, nous constatons que les bateaux mouillant à l'abri de l'îlet à Cabrit, semblent moins malmenés que dans la baie où nous sommes. Des plongées à proximité des îlets auraient permis de découvrir la géographie et la faune sous-marines locales, mais... les jours de liberté sont comptés...! 
Nous sympathisons, en déjeunant, avec les propriétaires de la Case aux Epices, charmant restaurant, où nous goûtons des spécialités locales, poissons cuisinés en marinade, réchauffés par la saveur de nombreux épices et condiments... face à la mer. Installés depuis 5 ans, dans ce lieu idyllique, le couple nous livre détails et anecdotes sur les lieux.
Sur les plages, retenues par des bouts, les "Saintoises", belles embarcations de pêche de couleurs vives, permettent de ramener le poisson : thons, tazards, caranges... langoustes... 
Le peuple Saintais était essentiellement composé de pêcheurs, bretons puis normands, authentiques descendants des corsaires. Ca n'est pas pour rien que l'archipel porte le nom de "Bretagne des Caraïbes". On y croise beaucoup de visages remarquables, d'une rare beauté, métissés, aux yeux clairs, verts principalement. 
L'endroit reste essentiellement dédié au tourisme. De nombreuses belles boutiques se côtoient le long des rues et ruelles du bourg. On a envie de s'arrêter, partout, mais les prix pratiqués restent dissuasifs...
Dans le centre, l'église à tour carré, possède un air guilleret avec son étoile bleue scintillant en son centre.
Pour reprendre des forces, en crapahutant le long des chemins, nous achetons, sur le bord de la route, les fameux "tourments d'amour", gâteaux traditionnels, en forme de galettes, fourrés au coco, mais que l'on trouve déclinés en plusieurs parfums : banane, goyage, ananas, fruit de la passion...
On resterait bien encore quelques jours à paresser au milieu de ces paradis miniatures, mais, pour rejoindre la Guadeloupe, il est plus prudent de lever l'ancre dés jeudi. Dernier trajet en annexe, du ponton de bois à côté du vaste embarcadère, après une longue promenade où l'on se prend à rêver d'acheter une jolie maison sur une des collines aux courbes arrondies... Et d'y couler paisiblement des jours tranquilles dans une vie future... Avec le bateau, oscillant dans la baie juste en face... Pour de nombreuses escapades en mer des Caraïbes... 
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par Joêl publié dans : Souvenirs marquants
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Mercredi 27 février 2008

Le 18 février 2008,

Après une nouvelle nuit vécue sous les rafales, l'ancre est de nouveau levée, la proue du bateau orientée vers un petit archipel répondant au nom des "Saintes". 
Nous y sommes déjà allés, il y a quelques années, et comptons y couler quelques jours tranquilles et paisibles.
Nous laissons derrière nous, les reliefs abrupts, escarpés de l'île du Dimanche, immergés, engoncés dans de lourds nuages, s'enroulant autour des mornes et pitons. Quelques grains passent, laissant échapper de petites averses sporadiques, auréolés par les courbes de nombreux arcs-en-ciel.    
La brise souffle fort. Belles rafales pour nous accompagner en sortant de la baie... Grand Voile arisée, trinquette à poste, et voilà notre navire lancé dans la houle. Poussé par un alizé puissant...
Contrairement à la navigation de la veille réglé au bon plein, c'est plus au près qu'il faut composer pour progresser.
Une petite vingtaine de milles, à courir devant nous, nous permettra d'arriver pour l'heure du déjeuner, dans la baie, en face du village sur Terre-de-Haut, dans cet archipel des Saintes tant convoité.
La mer, immuablement bleue, déroule devant nous, de longues vagues crêtées d'écume. De nouveau, confrontés à un canal, le bateau bourlingue...
 L'archipel est composé de 9 îles dont les plus importantes sont : Terre-de-Haut ; Terre-de-Bas. 
Pourquoi un nom semblable ? Christophe Colomb, les nomma ainsi car il les découvrit le jour de la Toussaint, et les appela en toute  logique "Los Santos". 
En abordant la côte, nous contournons Terre-de-Bas, traversons le passage entre l'îlet de la Coche et l'îlet de la Redonde, découpé en longs tuyaux d'orgues. Flèches comme propulsées vers le ciel. 
Nous franchissons la passe du Pain de Sucre.
Plus loin, la baie de Terre-de-Haut, s'ouvre devant l'étrave.
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Le vent poursuit sans faillir, sa sarabande infernale...
Après avoir louvoyé dans le mouillage, hésité entre plusieurs options.... Face à la maison du médecin, en forme de proue de bateau ?... pas trop près de l'embarcadère, au risque de se faire chahuter par le passage des vedettes ?... Face au bourg et à ses maisonnettes aux toits rouges ?... Nous optons pour le vis à vis avec le village, en espérant que la houle, soulevant les bateaux à intervalles réguliers, calme son rythme lancinant.
Nous sommes exacts, dans notre timing, puisque, en effet, nous déjeunons d'un frichti, dans une baie au passé tourmenté.
L'hsitoire des Saintes est à elle seule, un catalogue de batailles navales, ses fonds marins témoignent de la violence des combats qui s'y sont déroulés.

 

par Joêl publié dans : Souvenirs marquants
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Mercredi 27 février 2008

Le 17 février 2008,

Dans le clair obscur du petit matin, nous levons l'ancre après une nuit agitée.
Nous avions modifié notre position, dans le mouillage de Saint-Pierre, étant un tantinet trop proches d'un anglais qui ne l'entendait pas de cette oreille !
Pour ne pas soulever son courroux, nous avons dirigé nos pas, plus loin, mais ça n'a pas été facile de trouver un nouvel espace aussi propice que le précédent. Ne restant au mouillage, que des places situées dans une grande profondeur d'eau ! 
Le choix étant restreint, nous avons précipité l'ancre, dans 19 mètres de fond marin.
L'ancre ayant déjà fait ses preuves, cette situation ne nous inquiétait pas outre mesure. Mais, le vent s'en mêlant, soufflant en rafales, certaines inquiétudes ont pointé. 
Après un ti-punch, pris avec l'équipage des jeunes loups de mer de Foreverer, après avoir trinqué à l'espace, à l'inconnu, à la nouveauté, chacun regagne son carré. La nuit s'annonçant turbulente ne présage rien de bon. Sommeil entrecoupé de plages de veille, afin de s'assurer que l'ancre ne dérape pas sous la puissance des bourrasques.
Avant même que le jour se lève, nous quittons les lieux avec soulagement.
La journée s'annonce belle, avec un bon vent de nord-nord-est soufflant entre 25 à 30 noeuds. Après avoir hissé la toile, 2 ris dans la Grand-Voile, la trinquette devant, nous doublons à belle allure, le bourg du Prêcheur... La Martinique s'éloigne déjà, ces pitons noyés dans les nuées blanches.
Comme nous souhaitons aller directement à Portsmouth en Dominique, il n'y a pas de temps à perdre ! Il reste encore une bonne cinquantaine de milles à parcourir avant que la nuit tombe. Nous n'aimons pas accoster dans un endroit inconnu au milieu d'une trop grande obscurité.
Le vent un peu mollasson au départ, prend un bel élan, et propulse Blue Wave sur son flanc bâbord. Navigation palpitante, au bon plein. Chahutés dans le canal entre la Martinique et la Dominique, certes ! La mer y est généralement échevelée et bouleversée.
Le choc d'une rencontre tumultueuse entre l'océan Atlantique et la mer des Caraïbes, favorise ces phénomènes perturbés, intensifiés sous l'impact du vent...
Avouons que c'est un mauvais moment à passer... Heureusement de courte durée, avant de se retrouver plus tard, plus loin, à l'abri de l'imposante Dominique. Dans les Petites Antilles, les îles sont si proches les unes des autres...  L'océan scintille. Des points de lumière clignotent à l'infini, créant des incandescences. Au-dessus de ces miroitements, des exocets foncent tels des fusées sur la crête des vagues, planent et plongent brutalement.  
Nous retrouvons en mer, cette sensation de liberté. Le paysage des îles vues de l'océan est à chaque fois un étonnement... Un enchantement....
Alors que nous apercevons encore les reliefs et les volutes des hauteurs de la belle Martinique, c'est une autre île tout aussi fertile, riche de verdoyance, qui s'offre à nos regards.
Assis, sur le rouf, à l'ombre de la Grand Voile, nous voyons défiler, les flancs boisés, escarpés de La Dominique. Des mornes, sommets arrondis qui donnent aux Antilles leur physionomie si particulière, courent sur toute la longueur de l'île.  
Des maisons colorées, au bord de l'eau, perdues dans les sommets, accrochées dans les hauteurs, ponctuent cette harmonie, ce foisonnement de vert intense. Nous ne nous arrêterons pas au mouillage du Roseau que nous apercevons et doublons rapidement, portés par la vivacité d'un vent complice. Nous escamotons la trinquette pour la remplacer par le grand génois afin de redonner de la puissance au bateau. A peine, cette manoeuvre terminée, les rafales s'abattent sur nous. Mais celles-ci restent irrégulières, et maniables. On choque la Grand Voile, on la borde ensuite quand la rafale s'éloigne. On en fait un jeu... 
Dans la soirée, nous échappons à ce tempo des rafales en découvrant la grande baie du mouillage de Portsmouth...
Quel calme... quelle sérénité....quelle paix...
De superbes navires oscillent au bout de leur chaîne dans la houle légère. Nous trouvons une bonne place et piquons derechef, une tête dans l'eau d'un vert sombre et transparent à l'identique du paysage environnant.
Un grain, impromptu, vient interrompre nos ébats aquatiques... Le vent reprenant de la vigueur, nous rangeons tout ce qui risque de s'envoler.
Nous sirotons notre ti-punch, parfumé de bons citrons verts dans la lumière d'un crépuscule mordoré. La frange des immenses palmiers sur la rive ploie dans la lumière du soir. Le panorama, impressionnant et majestueux incite au silence, à la contemplation.
Les "boat boys" sur leurs bateaux de bois multicolores, louvoient entre les navires et proposent, fruits, légumes, promenades sur la rivière...
Nous ne pourrons profiter des charmes de cette île, et n'aurons pas accès durant cette courte escale à ces profondes forêts mystérieuses, à ces cascades bondissantes. Nous partons demain matin en direction de l'archipel des Saintes...
Nous aurions aussi beaucoup aimé découvrir Marie Galante, mais il y a un avion à prendre en fin de semaine. Les îles sont nombreuses, le temps se raccourcit...

par Joêl publié dans : Souvenirs marquants
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Mardi 19 février 2008

Les 13, 14, 15, 16 février 2008,

La boucle est bouclée au niveau des préparatifs. Avant d'aller découvrir d'autres horizons du côté du grand large, des amis martiniquais viennent nous rejoindre pour passer la journée sur le bateau. Discussions et échanges, entre soleil, grains par intermittence, le vent poursuit ses saccades et danse en rafales.
Jeudi, une légère accalmie s'annonce. Nous levons l'ancre du mouillage du Marin, sous la menace de sombres nuées, gravitant à toute allure dans un ciel mi figue-mi raisin...
Vestes de quart pour se protéger d'une pluie diluvienne. Arcs en ciel déployant leurs couleurs surréelles. Poussés par un vent nord-nord-est soufflant à 20 noeuds, nous filons au bon plein, sous trinquette et Grand Voile à 2 ris.
Nous longeons, bousculés par la houle, la Pointe Borgnesse, la Pointe Figuier, apercevons le village de Sainte-Luce. Déjà en face de nous, se profile la masse imposante du rocher du Diamant. La mer, particulièrement agitée à cet endroit, malmènne notre embarcation. Des rafales couchent le bateau sur son flanc babord. Quelques vagues pernicieuses sautent sur le pont et éclaboussent tout sur leur passage. Après avoir été douchés par les grains, les vagues tourbillonnantes nous salent copieusement au passage. Nous approchons de la Pointe du Diamant, la doublons dans des geysers d'écume et poursuivons notre trajectoire en direction des Anses d'Arlet. A la hauteur de la Pointe de la Baleine, le vent s'intensifie. Des rafales à 30, 35 noeuds en plein dans le nez du bateau, nous oblige à mettre le moteur. Nous ne pouvons envisager de progresser uniquement sous voiles à cette allure... A la Pointe du Bout, nous avons l'impression que nous ne pouvons plus avancer du tout, le bateau fait du sur place. Il est question de faire demi-tour pour aller mouiller dans la Grande Anse d'Arlet. Nous effectuons une dernière tentative en mettons les gaz plein pot... Grâce à cette poussée diesel, nous avançons péniblement à 2 noeuds. Quelle épreuve... Nous arrivons, enfin, dans l'Anse Mitan. Où nous comptons rester 2 jours. Le mouillage est laborieux ! Peu de place où s'installer, un vent furieux s'engouffre entre les navires. Belle manoeuvre d'ancrage réussie du premier coup ! Le bateau se stabilise. Nous allons découvrir les lieux auec l'annexe entre les averses. De nombreuses belles boutiques sur cette Pointe du Bout. Endroit trés touristique ne présentant à notre goût que peu d'intérêt. Nous retrouvons sur place, des amis rochelais au détour de la marina.
La pluie, le vendredi, envahit le paysage. Pas un coin de ciel bleu... Pas la moindre perspective d'une éclaircie... Serons-nous condamnés à rester cloîtrés dans le carré ? Finalement, les nuages, chassés par le vent furieux, éloignent les grains devenus, décidément, trés envahissants... Nous en profitons pour aller passer la journée à Fort de France, en empruntant le bateau passeur... Les rues grouillantes de monde et d'animation. Le marché aux senteurs parfumés réservent de belles surprises. Des étals chargés de papayes, goyaves, bananes, citrons verts... épices aux senteurs suggestives, rhums arrangés. Nous remplissons notre panier... des agapes futures à préparer... Un livre de recette indispensable pour mettre en pratique de nombreuses gourmandises pour un ti-manger.  
Après une dernière nuit agitée au mouillage, nous levons l'ancre afin d'aller en face du village de Saint-Pierre, situé au nord de l'île. Point stratégique pour effectuer, ensuite, la traversée vers la Dominique. Le temps selon les pronostics de la météo est en voie d'amélioration. Sceptiques, nous demandons à voir...
Le jour de notre départ, un bon vent d'est nord-est d'environ 15 noeuds, guilleret et de bon augure, permet de progresser de façon tout à fait honorable et de profiter de la beauté des côtes escarpées. Les pitons austères s'élèvent vers un ciel plus serein. Nous dépassons Case-Pilote, Bellefontaine, Le Carbet et arrivons en fin de matinée sur Saint-Pierre.
Mer étincelante aux fonds transparents. Le mouillage roule un peu. Pour l'instant, rien d'inconfortable. Après une sieste nonchalante, nous allons visiter le village... au pied de la Montagne Pelée... 

par Joêl publié dans : Rencontres et Découvertes
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Mardi 12 février 2008

Les 9, 10, 11, 12 février 2008

Le marin solitaire a enfin retrouvé son second tant attendu (débarquée à Fort de France le 9)  et s'apprête à vivre en sa compagnie, de nouvelles aventures terriennes et bien entendu maritimes. Les retrouvailles se fêtent dignement en trinquant, quelques verres de ti-punch !! Le second constate que le vent n'a pas failli en intensité depuis son départ, un mois plus tôt... Blue wave, depuis samedi, se trouve de nouveau à l'ancre, dans le mouillage du Marin.
Ambiance survoltée dans le bar wifi, où nous essayons, actuellement, tant bien que mal, d'aligner trois phrases cohérentes, au milieu d'un brouhaha de conversations se répercutant dans toutes les langues et d'une musique tonitruante... Ca balance, ça swingue en continu au niveau cacophonie... Tempête de bruit, choc des décibels... Concentration en berne.... Mais essayons malgré tout de rassembler nos idées et de récapituler dans un semblant d'ordre chronologique les derniers évènements intervenus dans nos existences mouvantes.
Le cap'tain ayant loué une voiture, cette sage intitiative a permis de partir à la découverte de cette île jardin qu'est la Martinique.
Dés dimanche, nous filons vers le nord, en compagnie, de l'équipage du bateau Tymor, Jean-Louis et Christiane. Nous longeons la côte au vent, versant atlantique. Les routes sinueuses permettent d'aborder des panoramas vertigineux aux contours luxuriants. Bananeraies, champs de canne à sucre, têtes chercheuses des cocotiers ployant sous la brise, flamboyants, arbres du voyageur, baies aux eaux miroitantes, étincelantes, clignotant sous les rayons d'un soleil intermittent.
Nous allons prendre quelques repères et découvrir le mouillage du Robert. Notre périple nous emmène ensuite sur les routes intérieures de l'île. On se croirait dans une jungle. La végétation s'entremêle dans un fouillis inextricable, de lianes, de fougères arborescentes, de démesure végétale. 
Quelques cascades et points d'eau. De nombreux virages en épingles à cheveux. Après avoir dépassé Morne Rouge, et avant d'atteindre le village de Saint-Pierre, nous admirons la somptuosité du site au pied de la Montagne Pelée.
Nous voulions visiter la distillerie Depaz. Mais le dimanche, tout est fermé...C'est l'heure d'une pause face à la mer des Caraïbes.
 Assiettes créoles prises les pieds dans l'eau. Plus tard, c'est en sortant du village de Saint-Pierre que nous attrapons un regrettable accident de voiture... Dans les petites rues étroites, un refus de priorité à droite et la journée insouciante prend du plomb dans l'aile. La voiture de location devient inutilisable. Constat, discussions, contacts téléphoniques, mise en relation avec le société de location, arrivée d'une dépanneuse, retour sur Fort de France, changement de véhicule de location, j'en passe et des meilleures... Au final de cette malencontreuse aventure, plus de peur que de mal. De la tôle froissée et beaucoup de temps passé à négocier et régler les détails administratifs .
Dés le lendemain, profitant de la location, nous décidons de diriger nos pas sur Rivière Pilote et visiter la distillerie La Mauny. Dégustation de rhums, papilles en extase. Quelques bouteilles vont lester les cales du bateau... N'ayant pas agi en égoïstes, nous avons pensé à certains d'entre vous !! Mais il faudra faire preuve de patience et attendre le retour du Grand Voyageur pour tremper ses lèvres dans ces breuvages aux arômes envoûtants...
Par de toutes petites routes en lacets, dominant des sites aux perspectives saisissantes, nous rejoignons la Rivière Salée. Visite de villages d'artisans, retour sur le Marin. Nous avons rendez-vous ce soir avec Guillaume, un collègue de travail de Joël et toute sa famille. Les hasards des voyages et des rencontres ont fait que nos routes se sont croisées... Soirée trés conviviale...

Depuis, ce matin, le vent a forci.... Déjà intense, ces jours derniers, il gagne encore en puissance...
Journée consacrée aux préparatifs de départ : avitaillement en eau, gasoil, nourriture... Demain, retrouvailles avec des amis martiniquais. Jeudi, nous remontons sur la côte, dans le mouillage de Grand-Anse.  
 

par Joêl publié dans : Rencontres et Découvertes
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Jeudi 7 février 2008

Les 6, 7, 8 février 2008,

Enfin, la situation de l'annexe se décante... Après moult investigations, parlementations, tractations, je viens de prendre livraison d'une belle annexe d'occasion !! Zodiac, de bel aspect avec des boudins plus solides que l'ancienne. Dotée d'un plancher gonflable, consolidé lui-même par un plancher rigide. J'espère avoir conclu une bonne affaire. Il était temps...!! Le moteur, réparé, vérifié, démarre au quart de tour, sans sourciller. C'est un bonheur que d'entendre le doux vrombissement, stable et régulier dans le creux de l'oreille. 
Il reste le problème de la vidange à régler. Les mécaniciens du coin sont surbookés. Je poursuis mes recherches et organise mes contacts... Idem, pour la réparation de la bande UV du grand génois. Le soleil s'est montré impitoyable durant la traversée du Grand Atlantique...
Comme il faut bien décompresser au milieu des nombreuses activités de remise en forme de l'équipement du bateau, j'ai prévu quelques excursions dans le Sud de l'île aux fleurs. L'île est grande, le terrain des explorations vaste et constrasté.
La Martinique se divise en deux parties. Le Sud, bénéficie d'un climat sec, développe un paysage de collines. On y trouve de nombreuses plantations de canne à sucre. Le Nord, montagneux, subit des pluies fréquentes, il se caractérise par une végétation abondante et luxuriante.
Le 5, en retrouvant des amis rochelais dans la marina de la Pointe du Bout, à proximité de Fort de France, j'ai découvert un endroit certes attrayant, mais trop touristique à mon goût, investi par une grande quantité de commerces. 
Sainte-Anne, proche du port du Marin, face à la mer déploie d'idylliques plages de sable blanc. Dont la célèbre plage des Salines, adoptant un arc de cercle parfait. Je sens que je vais aller voir ça d'un peu plus près...

par Joêl publié dans : Humeurs du Capitaine
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Mardi 5 février 2008

Les 2, 3, 4 février 2008

Je suis enfin arrivé dans le port du Marin, en Martinique, vers 13 heures, après avoir levé l'ancre samedi de bon matin du mouillage de Rodney bay, dans l'île de Sainte-Lucie. Belle navigation au bon plein. Blue Wave caracolant entre 15 et 20 noeuds.
Le port du Marin, retiré au fond d'une baie en cul de sac est remarquablement protégé des vents dominants, c'est le plus grand port de plaisance du sud de la Martinique. Doté de nombreux équipements et d'appréciables commodités, je vais pouvoir résoudre le problème de l'annexe. Pour mes démarches, je préfère m'installer sur un des pontons de la marina. 
Avant de découvrir l'île et de jouer au touriste insouciant, il faut règler les problèmes techniques. En commençant les opérations, par le moteur. Celui-ci fonctionne de plus en plus mal. Poussif, rétif, récalcitrant... Il en pose des soucis... Pas plus tard que jeudi, il se coupe d'un seul coup d'un seul, alors que je me rendais à terre. Impossible de le remettre en route. Je partais à la dérive sans rien pouvoir tenter puisque, comble de malheur, je n'avais plus de rames. Celles-ci s'étaient envolées dans une rafale tourbillonnante à Bequia (épisode relatée dans une page précédente du blog). Un plaisancier ayant remarqué ma détresse, s'est précipité, tout moteur vrombissant, et m'a, derechef, remorqué sur mon bateau.  
Euréka... Je viens, à l'instant de trouver une solution à ce maudit problème de moteur d'annexe. J'ai trouvé des mains d'or en la personne d'un local travaillant pour une société de charters. La cause de tous mes soucis viendrait de l'essence. De l'eau de mer stagnait dans le réservoir.
Maintenant, il s'agit de se mettre en quête d'une nouvelle annexe qui tienne la route sans faillir ni défaillir. Après analyse comparative entre annexe neuve (décidément trop chère !) et annexe d'occasion, il me semble avoir repéré un compromis acceptable. Reste à négocier l'affaire... 
Pour effectuer l'ensemble de ces transactions et me véhiculer de shipchandlers en shipchandlers, j'ai loué une voiture. C'est plus simple. Comme nous sommes en pleine période de carnaval, la fête bat son plein, de nombreux commerces sont fermés !! 
Rythmes, tempos, balancements, échos des percussions palpitent et vibrent le long des rues. Je m'apprête à assister au spectacle d'un défilé à Sainte-Luce, un village à proximité.
Demain, le 5, je vais à la marina du Bout, à côté de Fort de France, retrouver un ami et sa femme qui ont traversé l'Atlantique récemment.
A propos de périple Atlantique, le bateau Maya, compagnon de traversée pendant la Mini-Transat, est amarré juste à côté. Pour l'instant, je ne constate aucun mouvement à bord.  Alors que j'envisage de sortir pour assister au carnaval, je constate qu'il pleut toujours aussi abondamment. Les grains succèdent aux grains. Le soleil, noyé dans les nuées semble en complète perdition ! Pour la petite histoire, les locaux ont rarement vu un temps aussi exécrable en cette saison. Nous sommes, actuellement, en saison sèche, celle-ci s'échelonnant de février à avril. Elle devrait correspondre à une période d'intense chaleur et de sécheresse... Ne perdons pas espoir, puisqu'elle commence normalement après le carnaval, durant la période de carême. Le carnaval se termine jeudi prochain...
L'île de la Martinique, appelée l'île aux fleurs, compte plus d'une centaine d'espèces toutes plus flamboyantes et rutilantes les unes que les autres. 
Des visites en perspective puisque la femme du cap'tain arrive bientôt. Du sud au nord, et du nord au sud, au milieu des hibiscus, des bougainvilliers, des arbres du voyageur... accompagnés par le chant des nombreux colibris multicolores !!!  
Quand même : une petite carte du parcours réalisé dans les Antilles.
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Belle trajectoire n'est-ce pas ?...

Je n'en suis pas mécontent...

 

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par Joêl publié dans : Humeurs du Capitaine
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Vendredi 1 février 2008

Les 30, 31 janvier 2008

Nous quittons Marigot bay et ses eaux enchanteresses, avec il faut l'avouer, un petit pincement au fond du coeur. Nous naviguons paresseusement, avec Tymor, vers Castries, la capitale de l'île Sainte-Lucie. La ville ne représente pas un intérêt majeur. Nous nous contentons de visiter le marché local, et de manger dans un lolo, un repas simple pour un prix modeste... Quelques fruits, quelques légumes dans le panier. 
Dans l'après-midi, nous filons à l'Alliance française. Lieu stratégique où se retrouvent et conversent les français de la région. On y trouve livres et journaux à foison. Il était temps, n'étant pas suffisamment fourni, je commençais à me languir de lecture... Demain, changement de décor. Départ sur Rodney bay. Cette ultime étape dans l'île permettra de rallier plus vite les côtes de la Martinique, et de réaliser, au passage les opérations de clearance.
Partis de Castries, ce jeudi matin, nous voilà maintenant installés au coeur de Rodney bay, situé au Nord de l'île. Ce mouillage bien protégé des vents dominants présente une configuration propice pour passer une longue nuit sereine !!
Décidément, mon  moteur hors-bord continue à faire des siennes et montre un caractère récalcitrant. Je viens de le démonter une seconde fois depuis sa malencontreuse chute à l'eau. Rétif, poussif, il démarre mal, en toussant et crachotant... Je me fais du souci. Une décision va devoir être prise rapidement. 
Renseignements et prospectives, dans les jours qui viennent... dans l'île de la Martinique... Au Marin, plus précisément...

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par Joêl publié dans : Nouvelles du bateau
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Mercredi 30 janvier 2008

Les 27, 28, 29 janvier 2008

Après avoir levé l'ancre dimanche matin, à 6 heures, nous partons de Bequia, en duo, avec le bateau Minuit, afin de rallier l'île de Sainte-Lucie. Pour cette traversée, il n'est pas question de faire escale dans l'île de Saint-Vincent, à éviter en raison d'actes de pirateries et de malveillance des autochtones auprès des navigateurs... En route, nous retrouvons Tymor et cheminons ensemble... Arrivés à un certain stade de notre parcours hauturier, Minuit s'éloigne seul, en direction de la Martinique.
La traversée, négociée au près serré, notamment dans le chenal entre Saint-Vincent et Sainte-Lucie laissera des souvenirs de coins mal famés... Le vent, puissant, hulule dans les haubans... La mer, tordue, chaotique bouscule Blue Wave. L'étrave se cabre à répétition...
De loin, déjà, je vois poindre à l'horizon, les fiers pitons de Sainte-Lucie... Cette île, au relief trés marqué, est située entre La Martinique (40 km au nord) et Saint-Vincent (32 km au sud). Les Deux pitons, le grand et le petit, dominent fièrement le paysage, bordant la côte au sud de la Soufrière. D'origine volcanique, l^île est montagneuse, et déploie sur ses pentes, un modelé accidenté.
Nous jetons l'ancre, avec Tymor, au pied du village de La Soufrière. Quelle nuit désordonnée !! Agité, secoué par les assauts d'une houle pertubatrice... Sommeil en pointillé... Cap'tain mal réveillé... La visite du village s'avère étonnante ainsi que l'atmosphère. L'évocation des lieux dits est à elle-seule, une litanie de chansons créoles : Grand-Magasin ; Mont Parasol ; Moule-à-Chique ; Trou-Gras ; Cul-de-Sac, Fort Mahaut...
 Au cours d'un déjeuner convivial, pris dans le village, à l'ombre d'un palmier, nous choisissons de changer de mouillage. Après quelques tentatives infructueuses, tentées en bordure de la côte, notre coeur chavire instantanément, quand entre deux pointes de sable blanc, nous découvrons, éblouis, dans le plus pur arrondi, une enclave miroitante d'eau vert émeraude, bordée de cocotiers, de palétuviers, ployant doucement sous la brise, devenue paresseuse.  Devant la beauté captivante de Marigot Bay, entourée de souples collines, notre sang ne fait qu'un tour. Il n'est nul besoin d'épiloguer, de parlementer. D'un commun accord, nous jetons l'ancre, à l'entrée de la baie faute de place vacante, dans l'immédiat... Une escale, d'environ 3 à 4 jours est prévue au milieu de cet eden... enchanteur... 
Découvertes en perspective. Le climat tropical de Sainte-Lucie offre une végétation abondante, de nombreux manguiers, avocatiers, goyaviers, pamplemoussiers, amandiers, cocotiers, bananiers, arbres à pain croissent sur les pentes.... Les oiseaux multicolores jettent quelques salves musicales au milieu du foisonnement végétal. Serait-ce le gobe-mouches, le roitelet ou le moqueur à plastron blanc ?...
Mon coeur chante aussi à l'unisson de cette nature généreuse, j'apprends que je viens d'être grand-père... d'un petit Gaspar....

 

par Joêl publié dans : Souvenirs marquants
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