Jeudi 3 avril 2008

Les 27, 28, 29, 30, 31 mars 2008,

Après quelques angoisses et sueurs froides, l'ordinateur est de nouveau opérationnel. Au hasard d'une rencontre dans un bar wifi, une connaissance providentielle, grâce à de judicieux conseils, m'a permis de récupérer les fonctionnalités de mon indispensable outil de communication.
 Il me semble que celui-ci est également salé et quelques peu encrassé. Un nettoyage minutieux est à prévoir... 
Récemment, je me suis occupé du carénage de la flottaison du bateau, encrassé lui aussi. Opération indispensable, pour les escapades futures prévues dans les îles Vierges. Si le temps le permet !! Projet qui n'a actuellement rien d'une certitude, étant donné les mauvaises conditions météo.  
Parmi les aventures minuscules, résultats d'une vie trépidante au port, j'en ai vécu une, particulièrement inédite...
Je revenais sur Blue Wave, en annexe, muni d'un balluchon de linge, que j'ai voulu expédier dans le cockpit. En manoeuvrant, j'ai malheureusement glissé, l'annexe a fait un grand bond en avant, j'ai basculé de mon côté en arrière, la moitié de mon corps suspendu au-dessus des flots, sans pouvoir me redresser !! Il ne restait plus d'autre solution que de me laisser basculer dans l'eau avec mon linge. Mon petit paquet est parti à la dérive d'un côté en bouchonnant, tandis que l'annexe glissait sur l'eau, emportée par le courant. Non sans mal, j'ai réussi à récupérer, in extremis ma précieuse annexe, ainsi que mon paquet de linge... 
Le temps reste mi-figue, mi-raisin. Les pluies, avec vent soutenu, sont relayées par des grains, avec rafales puissantes !! C'est dire !... Ce scénario dure depuis une huitaine de jours environ. De quoi plomber le moral...
La houle omniprésente, tenace, persistante secoue, malmènne sans pitié les bateaux installés au mouillage.
Des programmes de visite en perspective.
Nous partons faire le tour de l'île avec Bernard... Avant de s'adonner aux joies du tourisme, ce dernier doit m'aider à nettoyer  l'hélice sous le bateau qui est dans un état de saleté redoutable...
Puis nous partons, ensuite, bras dessus-bras dessous, tantôt en bus, tantôt en stop, "pérégriner" de baies en anses, de plages en sentiers avec vue imprenable sur l'océan...
Nous découvrons ainsi la baie de Grand'Case, deuxième agglomération de la partie française de l'île. Celle-ci dispose d'un petit aéroport assumant les liaisons avec la Guadeloupe et Saint-Barth. Certains navigateurs préférent ce mouillage à celui de Marigot pour des raisons économiques. Mais il paraît que celui-ci peut s'avérer rouleur par vent établi de Nord-Est.
Nous poursuivons par l'anse Marcel, réputée bon abri, sauf par houle de Nord.
 Nous visitons, la marina de Port Lonvilliers. Infrastructure touristique avec hôtel "haut de gamme", appartements d'architecture créole, restaurants, nombreux commerces...
Nous continuons sur Oyster Pond, mouillage particulièrement redouté par les plaisanciers par mer houleuse. De nombreux balisages permettent d'y louvoyer sans risques majeurs. L'endroit est agréable...
Le soir, fourbus, assommés par le soleil, nous aspirons à une pause réconfortante et surtout revigorante... Nous rejoignons Simpson Bay, situé parès de l'aéroport, fief névralgique de la nuit, avec nombreux restaurants, bars... pour y festoyer, dans un restaurant argentin... Ambiance conviviale et chaleureuse. Nous rentrons au milieu de la nuit, véhiculés par un bus de ramassage ouvrier.

Pour l'instant, bien installé dans le mouillage,  blotti à l'abri près du rivage, je subis en pointillé les soubresauts de la houle, j'y vis donc dans un relatif confort. Malgré tout, je commence à ronger mon frein !!  Un désir de grand large se fait sentir depuis plusieurs jours... Des envies de départ, d'inconnu, de nouveauté.... de palpitations au gré des vagues, au détour de la luxuriance des îles croisées sur le chemin... 
Entre jalons, balises, amers, pistes et chemins de traverse... De nombreuses invites, en forme de pépites... Archipels éparpillés à portée d'étrave...    
         

par Joêl publié dans : Rencontres et Découvertes
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Mercredi 26 mars 2008

Les 21, 22, 23, 24 mars 2008



Pluie, vent, bourrasques intempestives balaient impitoyablement le mouillage depuis ce matin... Au milieu de la vaste cohorte de bateaux, l'équipage de Blue Wave s'adonne à de nombreuses occupations... En effet, sur un bateau en instance de départ, rien ne doit être être laissé au hasard... Je rénove mon câblage de panneaux solaires. J'ai acheté, récemment du câble "spécial marine professionnel galvanisé" et oeuvre depuis trois jours, non stop... L'éolienne, remise en état de bon fonctionnement, charge de nouveau... Toutefois, en effectuant un parcours d'horizon complet du paysage électrique et électronique du bateau, je prends douloureusement conscience, qu'il faudra, certainement changer dans la foulée, les deux autres batteries. J'en avais déjà acheté deux neuves à Cayenne.
Apparemment, ça ne suffirait pas...

 La mer, calmée, étire ses vagues langoureuses sur les nombreuses plages de l'île... L'épisode annoncé, entraînant une série de mesures de sécurité, a été moins violent qu'on ne pouvait le craindre...
Pourtant, dans l'état actuel, des bulletins météo, il vaut mieux montrer patte blanche... Ce qui signifie rester enfermé dans le mouillage du Lagoon... Endroit peu pratique car éloigné de toutes commodités, ne facilite pas la vie d'un marin actif, ayant besoin de se déplacer régulièrement. En espérant que la situation va évoluer, car je n'ai plus beaucoup d'eau douce en réserve...mon dernier plein date de mon séjour en Guadeloupe, début mars...
De plus, le calme est constamment troublé par le décollage incessant des avions de Sint-Maarten. Trafic perpétuel, discontinu à moins de 500 mètres des bateaux... 
Entre les séances de renouvellement et d'installation du matériel, le cap'tain ne se laisse pas abattre. Il s'est laissé tenter, récemment par une langouste... Phénomène suffisamment rare, pour être doublement apprécié...Il ne fût pas le seul rochelais, présent sur l'île, à se consacrer à ce genre de dégustation... Suivez mon regard !...

De nouvelles cartes des îles Vierges sont actuellement en attente sur la table à cartes... Points futurs à calculer... Longitudes et latitudes, pour l'instant, à imaginer... Entre Tortola, Virgin-Gorda, Anegada... Iles... Ilots innombrables... Il est prévu que nous partions au mois d'avril, en flottille, pour découvrir ce nouvel archipel aux nombreux reliefs tentateurs. Des plongées avec masques, tubas, palmes, en perspective. En effet, cette quarantaine d'îles refermées sur elles-mêmes, forment à certains endroits, de véritables lacs intérieurs. La mer y est d'une transparence quasi surnaturelle.

Blue Wave a enfin retrouvé une position plus enviable dans son ancien mouillage de Marigot Bay.
Toutefois, cette nouvelle installation a été laborieuse...
Pour s'extraire du Lagoon, il paraissait presqu'évident sinon incontournable que la sortie ressemblerait à s'y méprendre aux manoeuvres d'entrée précédentes.
De nouveau, la culbute dans la vase, malgré une progression disciplinée, dans le chenal.
Le chenal d'entrée est pourtant, régulièrement dragué à 4 mètres, mais la profondeur disponible n'est souvent que de 2 à 3 mètres...
Les grands tirants d'eau y connaissent quelques sueurs froides...
20 longues et douloureuses minutes pour m'extirper de ce mauvais pas...
Marche avant, marche arrière, en cadence, en serrant les dents, en essayant de garder le sourire et son self-control... A ce rythme, j'ai failli manquer l'ouverture du pont-levis routier. Celui-ci, commandant les entrées et bien-sûr les sorties dans le lagon. 
Blue Wave fut parmi les derniers, à faire une sortie remarquée !!... Les bateaux s'apprêtant à entrer, à leur tour, dans le lagon, accusait une certaine impatience...
Faute de place enviable et surtout correctement protégée dans la baie retrouvée de Marigot, j'ai dû ancrer plus loin que prévu. La houle secoue les embarcations. J'anticipe déjà une nuit prometteuse...
Mais, je suis malgré tout satisfait d'avoir regagné mes pénates, dans mon ancien mouillage. La proue du bateau oscille et se balance presqu'en face du village. Moins de mouvement, moins de va et vient que dans le lagon... D'autre part, je bénéficie d'une meilleure protection face au vent.
Entre deux palpitations et changement d'atmosphère... Les agapes continuent... à bord de Lady Jo. Entre confit de canard et vin rouge au parfum capiteux...
Ce matin, après une nuit perturbée, comme annoncée, je vais chercher ma baguette fraîche. Au moment précis, où je remonte dans le dinghy, je constate qu'un bateau charter, installé à une place que je convoitais la veille, quitte les lieux. Je bondis sur Blue Wave, remonte l'ancre, modifie ma position dans le mouillage. Maintenant, bien protégé par le mur de la marina, je devrais couler des jours paisibles...dormir d'un sommeil apaisé...   
Ce même matin, plus tard, je ressoude les fils de l'éolienne sur le petit mât du Maramu (convoité) de Bernard, un compagnon de mer. Nous allons ensuite visiter le Fort, dominant tout le paysage environnant. Dans la foulée, nous allons récupérer du matériel en réparation, du côté hollandais et faisons l'acquisition d'un amplificateur wifi pour bénéficier du trés attendu internet à bord. Ainsi, nous pourrons optimiser nos communications... Et éviter le risque de faire tomber son ordinateur portable, lors des  multiples transbordements à bord de l'annexe, dans les bars wifi du quartier... 
Toutefois, la pause d'une antenne spéciale, annonce une nouvelle série de problèmes. C'est la crise.... Cette maudite antenne a déréglé l'ordinateur... Pour les photos, il faudra attendre...!!
Maintenant, il faut se mettre en quête, d'un spécialiste informatique... pour reconfigurer... ce qui vient d'être chamboulé...Grrr...


par Joêl publié dans : Humeurs du Capitaine
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Samedi 22 mars 2008

Les 19, 20 mars 2008,

Le bulletin de vigilance météorologique se confirme. Une longue et puissante houle de Nord, issue des latitudes tempérées déferle actuellement sur l'arc antillais.
L'état de la mer se dégrade. Les creux moyens enregistrés atteignent 5 à 6 mètres.
Depuis 2 jours, la baie de Marigot ainsi que les mouillages alentour se vident. Les navires, inquiets, entrent dans le Lagoon, mieux abrité, pour se protéger, et s'éparpillent, soit sur le côté français, soit sur le côté hollandais.
Au départ, j'avais pris la décision de rester dans le mouillage de Marigot. En effet, il me semblait être bien placé, défendu par la digue du port. Nous étions environ une vingtaine dans cette situation. Toutefois, la gendarmerie maritime est formelle. Elle interpelle, chacun des skippers de bateau, et nous incite instamment à modifier notre position. On nous explique que la préfecture enregistre un bulletin de vigilance de couleur "rouge". Une houle forte à trés forte, risque de submerger le port ainsi que les habitations côtières, favorisant une hausse du niveau de la mer. Les gendarmes recommandent de partir se mettre à l'abri, de s'éloigner le plus possible à l'intérieur des terres. Sachant que le pont d'accès au mouillage du Lagoon, ouvre ses portes à
17 H, je ne fais ni une ni deux. Je démarre illico le moteur, remonte mon ancre. Heureusement que l'alternateur est en parfait état de fonctionnement, cette fois-ci... Sinon.. pour remonter le guindeau !!...
Nous sommes une cinquantaine d'embarcations à quitter les lieux. Il doit rester 4 ou 5 irréductibles dans cette baie.
C'est en file indienne, que nous pénétrons dans le Lagoon. Opération orchestrée par la gendarmerie maritime. Dés l'entrée, les ennuis débutent !!
La petite profondeur d'eau entraîne ce qui devait arriver... Beaucoup de bateaux talonnent. Blue Wave, totalisant un tirant d'eau d'1,80 mètre n'échappe pas au sort commun. Heureusement, les fonds sableux amortissent quelque peu les chocs répétés... 
Embouteillages, cohue... Ca dure et ça se prolonge !! Il faut attendre son tour pour mouiller dans un endroit propice...En voulant ancrer près du pont, je m'enlise dans la vase... Il a fallu toute la force et la puissance du moteur pour me désengluer de cette mélasse noirâtre, dégageant des émanations nauséabondes... Plusieurs autres navires, empêtrés dans le même piège, essaient, désespérement, de remonter l'ancre à leur tour... Un vent de panique souffle de part et d'autre... Un constat s'impose, plus de place, du côté français... Les bateaux présents, ancrés dans la plus grande anarchie et le désordre le plus total, empêchent les autres de manoeuvrer correctement...
L'angoisse, chevillée au corps, je me fraye un chemin à vitesse réduite, à travers ce maelström et remonte à pas de fourmi, en suivant le chenal, vers le Lagoon hollandais. Que de sueurs froides !! Le sondeur indique qu'il n'y a que 10 à 20 centimètres d'eau sous la quille. Au terme de cette progression laborieuse, je jette, enfin, l'ancre dans 2 mètres d'eau, entre Grand-Ilet et le Mont Fortune dans Simpson Bay Lagoon.
Ma position : 18,03 Nord ; 63,06 Ouest.
Le spectacle est saisissant. 600 bateaux, au moins, cohabitent dans cet espace, installés trés (trop ?) prés les uns des autres... 
Ce mercredi matin, j'entends la houle se fracasser violemment sur la plage. Nous communiquons avec Jacky, qui, lui, est resté dans la marina. Il est particulièrement inquiet des dernières nouvelles dispensées par la météo. La grosse houle n'est pas encore arrivée... Nous l'attendons tous... Il paraît que dans le port, les voiliers en voulant se stabiliser et prévenir tous risques ont tissé, entre eux, une véritable toile d'araignée, en tendant une quantité impressionnante d'amarres sur les bouées... Pour l'instant, un gros ressac secoue les embarcations...   
Comment la situation va-t-elle évoluer ?
Après le passage de la houle, dont le mouvement s'amplifie jeudi... celle-ci va ensuite décroître, doucement... Les bateaux amorceront donc leur sortie...
Dans quelles conditions ?... 
Pour l'instant, je remonte l'éolienne que je suis allée récupérer ce matin et commence à m'occuper du câblage, en attendant des jours plus sereins...  



     

 

par Joêl publié dans : Souvenirs marquants
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Samedi 22 mars 2008

Les 16, 17, 18 mars 2008,

A une certaine distance du départ (traversée de l'Atlantique). De nombreux détails essentiels restent à régler. D'où la nécessité de profiter d'une escale où de nombreuses opportunités existent, pour progresser dans les travaux et les mises au point matériels.
J'ai démonté l'éolienne, car j'ai constaté qu'elle ne charge plus depuis fort longtemps. Je l'ai emmenée ce matin auprès des spécialistes de l'entreprise qui avaient détecté et réparé la panne de l'alternateur. Après quelques tests, nous constatons qu'en effet, elle ne réagit plus. Une réparation s'impose !!
Le sac banane du petit génois a subi le même sort. Réfection, réparation.
C'est dans la partie hollandaise de l'île que s'effectuent ces opérations de rénovation.
A 30 minutes d'annexe, pas pratique, mais je n'ai pas le choix...
Jacky, de Lady Jo. m'a appelé, à l'instant, pour me prévenir qu'un bulletin d'alerte
annonçant une trés grosse houle sur les îles, et notamment sur Saint-Martin, avait été lancé. Tous les bateaux de la marina, sur le qui-vive, doublent, triplent, quadruplent leurs amarres. Pour l'instant, les résidents du mouillage de Marigot, dont je fais partie, n'ont encore reçu aucune instruction, quant à la marge de manoeuvre à adopter dans ces circonstances exceptionnelles....
Ce mardi matin, le temps se maintient, les rayons d'un soleil ardent palpitent au gré d'un vent léger.
Tout le monde attend cette fameuse houle de Nord, le souffle suspendu.
De mon côté, j'ai encore changé de place, au sein du mouillage. J'ai préféré m'éloigner du quai. Hier soir, vers 11 H, le vent ayant tourné brutalement, la poupe de Blue Wave s'est retrouvée à une dizaine de mètres du rivage. Il a fallu agir promptement !!! Cette nouvelle position, favorise une plus grande sécurité. Ainsi, installé devant le quai de la marina, je jouxte le ponton annexe.
Dans l'état actuel des choses, mon programme va consister à refaire, rénover le câblage, trop faible, ainsi que mes connexions de panneaux solaires. Il va donc falloir investir dans une certaine quantité de matériel électrique.

par Joêl publié dans : Nouvelles du bateau
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Dimanche 16 mars 2008

undefined
Les 14, 15 mars 2008,

Installé au bar wifi face à la marina, je peux faire un constat plus optimiste de la situation. Le problème d'alternateur qui s'est déclaré, il y a quelques jours, et qui m'a beaucoup préoccupé, est enfin résolu. Ouf !!! Mille fois ouf !!!
J'ai contacté un technicien qui est venu à bord, a réussi à localiser la panne rapidement. Il s'agissait, en fait, d'un fil ayant fondu derrière l'alternateur, ce fil étant beaucoup trop faible pour supporter la charge actuelle.
Ce problème est dû, à la base, à une incompétence technique, de la part de la personne, qui est venue installer le matériel sur mon bateau, en mai dernier, à La Rochelle.
En effet, un des techniciens chargé de l'opération a changé mon alternateur d'origine, d'une charge de 50 ampères pour un alternateur d'une charge de 90 ampères mastervolts. Ce dernier ne s'est posé aucune question et n'a pas pris le soin minimum de changer le câblage, source et cause de tous les problèmes auxquels j'ai été confrontés. Le spécialiste à qui j'ai fait appel, à Saint-Martin, ne revenait pas de cette désinvolture... C'est ce qu'on peut considérer comme un geste professionnel irresponsable... D'autre part, avant même que la panne soit détectée, alors que je cherchais à résoudre cette lourde difficulté, et à créer une liste de contacts, sur place, pour faciliter mes démarches, le technicien de La Rochelle, alerté, a brillé par son absentéisme et quand on avait besoin de ses conseils était inscrit aux abonnés absents...
J'ai modifié ma place au mouillage, histoire de changer d'atmosphère.... Plus à proximité du rivage et bien à l'abri du clapot, cela ressemble au confort. Ainsi, je cohabite avec Paréo, le bel Amel de Bernard (un compagnon de navigation).... Ce bateau qui sera à vendre et qui prête à la rêverie... 
  En avril, il y a de fortes probabilités, que nous fassions route ensemble pour aller visiter les îles Vierges.
Le temps s'est remis au beau fixe. Moins de vent, plus de pluie... Soleil au zénith.... 
Douce chaleur tropicale, langoureuse, caressante...
A midi, Christiane de Lady Jo. nous avait concocté une excellente daurade coryphène au lait de coco. Bravo au cordon bleu... Moi, qui avait, durant la traversée jusqu'au Brésil, certaines réticences à l'égard de ce poisson (en avions-nous trop mangé ?...), l'ai dégusté avec délectation...
L'après-midi a été consacré à la visite de chantiers, afin de faire établir des devis pour le carénage futur, à envisager, avant la prochaine traversée de l'Atlantique.
Mais le samedi, nous avons dû nous rendre à l'évidence, les chantiers sont fermés.
 Tant pis, nous reviendrons lundi prochain.  
Un petit marché, ouvert le matin, est installé juste en face du mouillage.
Le lieu trés animé, fréquenté par de nombreux touristes propose, entre autres, des produits frais fort appétissants. Fruits et légumes à foison... Poissons frais, viandes... Pains croustillants, dans la grande boulangerie bordant le front de mer, diffusant des effluves appétissants, embaumant toute la rue...
Je n'ai qu'à faire un saut de puce pour remplir mon panier...
Plus loin, en ville, les boutiques de luxe, détaxées, se côtoient à n'en plus finir. De quoi donner le vertige... 

par Joêl publié dans : Humeurs du Capitaine
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Mercredi 12 mars 2008

Les 10, 11, 12 mars 2008,

Ainsi va la vie de marin.... Alors que les problèmes techniques semblaient réglés une bonne fois pour toutes... une nouvelle mauvaise surprise se déclare, ce matin...!! En mettant le moteur en route, je m'aperçois que l'alternateur ne fonctionne plus !!
Hier, durant la traversée d'Antigua à Saint-Kitts, j'ai dû barrer à la main sans discontinuité... Je n'ai plus de frigo et j'espère que le guindeau va marcher pour relever l'ancre demain matin. En effet, nous partons sur l'île de Saint-Martin.
 Il ne reste qu'un maigre stock de batterie moteur...Pas de quoi pavoiser pour certaines manoeuvres...
Après notre escale à Antigua, nous n'avons fait qu'effleurer l'île de Saint-Christophe. Celle-ci est la grande soeur de l'île Nevis (Saint-Kitts and Nevis est un petit Etat indépendant des Antilles), dont elle est séparée par un étroit passage de moins de 2 milles : les Narrows. On y discerne les mêmes sommets élevés. C'est dans le sud de Saint-Kitts, se prolongeant par un appendice en forme de presqu'île que se trouvent les meilleurs mouillages de l'île et surtout de charmantes plages de sable blanc... 
Aujourd'hui, mardi, nous allons faire connaissance avec le mouillage de Marigot, situé sur l'île de Saint-Martin, dans sa partie française. 
La journée a commencé tôt et de manière particulièrement laborieuse. A 4H30 ce matin, avant un départ, programmé à 6 H, j'ai bricolé un système électrique afin d'être sûr que le gindeau fonctionne. J'ai schinté la batterie moteur avec les 4 autres batteries en m'aidant de cordons de démarrage de voiture. J'ai réussi à remonter la chaîne et l'ancre. Mais, il est hors de question de fonctionner ainsi trop souvent. Ce genre de montage peut s'avérer dangereux à la longue !! Les autres batteries se déchargent également. Heureusement, les panneaux solaires fonctionnent, le soleil dardent de solides rayons...
Belle journée de navigation, bien qu'un peu éprouvante. Un vent guilleret, établi à 15 noeuds. Je suis trés satisfait de mes nouvelles drisses, installées en Guadeloupe. Elles ne s'allongent pas comme les précédentes. Contexte bien meilleur pour le génois. 
Nous arrivons dans le mouillage de Marigot sur l'île de Saint-martin, en fin de journée... Nous allons y séjourner un certain temps et prendre quelques dispositions nécessaires pour préparer la prochaine traversée de l'Atlantique... Entre autres, la résolution de mes problèmes d'alternateur, avec une mention d'urgence... !! Des contacts ont été noués, à cet effet, par le mousse à La Rochelle...
Il faut également trouver un endroit approprié pour caréner, fixer les rendez-vous.   Eh oui, des dispositions sont à prendre pour un départ prévu fin avril-début mai...

Pour nous situer géographiquement, nous sommes dans la partie française de l'île. En effet, cette île est partagée entre la Hollande et la France. Saint-Martin faisait partie de ce qu'on appelait l'Archipel Guadeloupéen du Nord. Depuis février 2007, le statut de l'île a évolué après référendum en Collectivité Territoriale Française.
Cette île fut découverte par Christophe Colomb, le 11 novembre 1493, le jour de la Saint Martin. C'est en 1648, lors d'une course à pied historique que l'île fut partagée en sa partie hollandaise et sa partie française. Depuis, la coexistence pacifique des deux territoires permet de faire de cette île de 93 km², un espace paradisiaque dédié au tourisme.
L'île est divisée en deux parties : Grande-Terre et Terres-Basses, reliées entre elles par deux étroits cordons littoraux enfermant l'étang salé de Simsonbaai. 37 plages de sable blanc ponctuent la côte.
En tant que zone franche, Saint-Martin, s'est établi comme étant un lieu réputé pour les achats hors douane et hors taxes des Antilles, ce qui permet des dépenses à des prix vraiment intéressants.
Saint-Martin est également réputé pour sa cuisine française traditionnelle, sa cuisine créole, chinoise et indienne. 
Avant de profiter des charmes multiples de cette île au parfum encore mystérieux, un certain nombre de points essentiels techniques restent à régler...

En mettant pied à terre sur cette île qui sera une des dernières avant le retour, je prends conscience que la deuxième partie de ce voyage (Brésil-Saint-Martin) se termine.
Depuis son départ de La Rochelle, Blue Wave a parcouru 8000 milles !! 
Belle performance pour un bateau aux modestes proportions.... 


par Joêl publié dans : Nouvelles du bateau
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Mardi 11 mars 2008

undefinedLes 7, 8, mars 2008

Le temps, mouvementé, perturbé, se remet au beau, tout en douceur...
Je suis installé dans le mouillage d'English Harbour sur l'île d'Antigua... devant une superbe plage de sable d'un blanc éclatant, à la lumière presqu'aveuglante...
Je pique une tête dans l'eau bleue limpide, en n'hésitant pas à jouer les prolongations... La mer est à 
26 °... On y séjourne trés volontiers.
Pour visiter l'île, nous avons loué un taxi local, avec l'équipage de lady Jo., et avons bénéficié des explications détaillées d'un chauffeur en pleine verve.
Antigua et Barbuda est un pays des Antilles, composé d'un archipel. Antigua est la plus grande des îles ainsi que la plus peuplée. Monarchie du Commonwealth, sa capitale porte le nom de Saint-John's...
L'île peu élevée ne possède pas la grandeur majestueuse de Grenade ou de La Martinique. Le point culminant avoisine les 402 mètres. Elle se décline en douces collines rondes, en champs de canne à sucre, courbés par le vent, en plages claires, on dénombre pas moins de 365 plages sur la seule île d'Antigua. Une plage différente pour chaque jour de l'année...
Une manifestation nautique d'envergure s'y tient tous les ans durant une semaine entière en avril, "l'Antigua Sailing Week", régate internationale ouverte à de nombreuses classes et catégories.
La Classic Regatta rassemble quelques uns des plus beaux voiliers du monde. On en voit déjà plusieurs naviguant, avec panache et élégance, autour de l'île... en escale dans les mouillages et les ports...
Notre séjour sera de courte durée, samedi, nous levons l'ancre, en flottille, dés 6 H du matin, en direction de l'île de Saint Kitts, appelée également l'île Saint-Christophe. 60 milles en perspective. Le vent s'est considérablement calmé. Un petit 15 noeuds pour nous pousser, vent arrière... Dimanche ou lundi, un décollage est prévu de bonne heure, pour rejoindre l'île de Saint-martin...

 

par Joêl publié dans : Nouvelles du bateau
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Lundi 10 mars 2008

Les 4, 5, 6 mars 2008

undefined

 























Maintenant que le  laborieux chapitre du moteur est clos, je vais pouvoir rejoindre l'archipel des Saintes. Je commence à avoir une certaine connaissance du parcours...
Alors même que je sors du port et avant de m'engager dans la passe pour rejoindre le large, j'envoie la Grand-Voile. A ma consternation, je constate que la manille s'est détachée de la têtiaire de la Grand-Voile. La drisse virevolte au dessus des barres de flèche, dans un grand mouvement de balancier... Il ne me reste plus qu'à faire demi-tour, à revenir m'amarrer sur un ponton de la marina, afin de trouver une solution rapidement.
Un voisin voileux m'indique qu'il n'est pas nécessaire de monter au mât pour faire la manoeuvre. Il suffit d'entortiller la balancine autour de la drisse de Grand-Voile, de tirer l'ensemble pour récupérer cette dernière. Ce conseil astucieux me permet de régler le problème.
Je largue de nouveau les amarres vers 10H30, en me posant la question de savoir quelle sera ma prochaine destination. Finalement, est-ce que je décide d'aller aux Saintes, comme prévu initialement, ou alors, est-ce que je file directement sur Deshaies ? J'opte pour la deuxième solution. Toutefois, je n'ai pas intérêt à traîner en chemin si je veux arriver avant la tombée de la la nuit ! Je n'aimerais pas me retrouver empêtré dans les casiers de pêcheurs, nombreux sur la côte et difficile à distinguer sur l'espace mouvant de l'océan, en pleine obscurité...
Je vais essayer d'atteindre mon but dans les temps, en m'aidant du moteur. Je fais route en direction de Basse-Terre. Basse-Terre est montagneuse, abrupte, son point culminant, le volcan de la Soufrière domine le paysage. La côte, ponctuée de bananeraies, de champs de canne à sucre, alternent au milieu de la forêt tropicale, plongeant directement dans la mer. Je double, sur mon parcours, quelques bourgades de ce littoral ouest : Vieux Habitants, qui est l'une des plus anciennes commune de la Guadeloupe, du côté Caraïbe ; Bouillante, dont le nom provient des multiples sources d'eau chaude situées sur le territoire communal. Bouillante est surtout connue comme étant la capitale de la plongée sous-marine. La réserve Cousteau est située à proximité des îlets Pigeon. C'est ici que Jean-Yves Cousteau a tourné une partie de son célèbre documentaire : "Le monde du silence"... Les fonds marins comprennent de nombreuses espèces de coraux, gorgones, éponges, poissons tropicaux ainsi que des langoustes et de nombreuses tortues. En janvier-février, il est possible d'y entendre le chant des baleines à bosse en pleine parade nuptiale au large. Mais, de passage... Trop rapide... Je n'ai rien entendu... Pourtant j'ai tendu l'oreille...
Je poursuis ma route, en passant devant Pointe Noire... c'est ici que les férus de Zouk Love viennent de toute la Guadeloupe pour chalouper à la discothèque "l'espace Vaneau"...
J'approche de Deshaies, après avoir maintenu une belle moyenne de 6,5 noeuds. Cette baie est une des plus profondes et des mieux protégées de la côte Caraïbe.  "La Haye" est d'ailleurs le lieu de la côte où l'on peut faire escale, et qui est donc à l'origine du nom de la commune. Cette baie servit d'abri aux aventuriers de la flibuste et autres corsaires.
Je place le bateau à côté du Grand Morne. L'endroit est d'un calme presque suspect... Une réunion se déroule sur la place publique en prévision des élections municipales... Pour l'instant, "La haye" mérite son appellation de havre...
C'est vers 20H30 que les évènements se précipitent. Un vent furieux descend en trombe des montagnes environnantes, s'engouffre avec violence dans le mouillage et fait grincer, hurler, gémir, drisses et haubannages. 
Les bateaux réunis se mettent à tourner en tous sens...oscillent dans une sarabande inquiétante...
La nuit fut un véritable enfer. Le vent s'intensifie... Tous les skippers et propriétaires de bateaux ont préféré rester de garde, à surveiller les alentours... En prévision de décrochages éventuels.... munis de lampes torches...
Je n'ai donc pas fermé l'oeil de la nuit...
A 8 H, le lendemain matin, je prends la décision de partir de cet endroit mal famé... Décidément, cette année aux Antilles est une "année à vent", paroles de locaux...!! 
Je prépare le bateau... Trinquette à poste, 3 ris dans la Grand-Voile... Cap sur Antigua, située à environ 50 milles... Le vent souffle à 30 noeuds.... Mais, il est bien placé, est-sud-est. Je vais pouvoir naviguer au bon plein...Le bateau cogne, tape dans la vague. Les embruns explosent, tournoient dans l'air avant de rebondir sur le rouf dans un grand jaillissement d'écume... Blue Wave progresse, avance sans faillir dans les lames. Le cap'tain, brassé dans tous les sens commence à ressentir douleur et inconfort dans le dos, les épaules, les cervicales... Trempé de la tête aux pieds, le regard fixé sur l'horizon, il distingue une terre qui se précise au fur et à mesure de sa progression.... Antigua étire son profil sur l'eau aux reflets d'ombre... 
Je trouve l'entrée, trés bien "cachée", d'ailleurs réputée difficile à trouver...
Qui vois-je en arrivant dans ce mouillage, bien abrité, Lady Jo. se dandinant tranquillement. L'équipage fait la sieste après une navigation houleuse, effectuée la veille. Nous évoquons les perturbations récentes, engendrant des problèmes de sommeil dans les mouillages. Nous allons nous reposer quelques jours sur Antigua avant de partir en direction de Saint-Kitts.
Demain, un programme de découverte de l'île nous attend...

par Joêl publié dans : Rencontres et Découvertes
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Lundi 10 mars 2008

Lundefinedes 1er, 2, 3, 4 mars 2008,

Quelques péripéties malencontreuses ont assombri l'atmosphère du voyage, récemment. Il a fallu faire face à des problèmes techniques imprévus. En effet, après une installation sans encombres, dans le mouillage sur Terre-de-Haut, dans l'archipel des Saintes, face au bourg, quitté peu de temps auparavant, je m'apprêtais à passer quelques jours sereins et tranquilles, en attendant l'équipage de Lady Joséphine, avec qui nous devions remonter sur Deshaies...
Le 1er mars, en voulant aller faire des emplettes au village, je grimpe donc, dans mon annexe, lâche le franc-bord de Blue Wave et essaie d'enclencher, comme à mon habitude, le petit moteur, révisé, récemment en Martinique. Mais, ce dernier reste bloqué, coincé, inerte... Je manipule l'hélice à la main, réitère plusieurs tentatives pour le faire redémarrer. Rien ne se passe... Le silence du moteur devient angoissant. Je dérive sur environ 30 mètres. Heureusement, des navigateurs compatissants assistent au spectacle de mon annexe en perdition, se précipitent vers moi et me remorquent en direction du bateau.
Une fois à bord, je démonte la mécanique, nettoie le carburateur de fond en comble. Malgré ce traitement de choc, le moteur reste muet. Ne voulant pas en rester là, je redémonte une nouvelle fois le carburateur afin d'observer ce qui se passe au niveau du gicleur. Rien, n'est détecté. Comble de malheur, en remontant ce maudit carburateur, je casse une pièce... Je suis d'humeur trés sombre, animé par une colère débordante. Une évidence s'impose, il sera impossible de trouver la pièce manquante, ici dans l'archipel des Saintes !!
A ce moment précis de mes cogitations tourmentées, une petite embarcation passe à proximité de Blue Wave. En désespoir de cause, je hèle les passagers à bord avec l'intention de me faire conduire à terre. Ceux-ci se déroutent et s'approchent de moi pour s'enquérir de mes difficultés... Et, c'est inattendu, je reconnais le couple avec qui nous avions passé un moment à discuter sur une des plages de Terre-de-Haut, quand nous étions ensemble avec Christine.
Je leur expose mes soucis. Sachant qu'ils résident dans l'île, je m'informe pour savoir s'ils ne connaîtraient pas un mécanicien, oeuvrant à poximité...
La réponse est nette et définitive. Ils me répondent par la négative. Les mains d'or espérées, je ne les trouverai pas ici. Ce qui m'interroge malgré tout, c'est qu'il y a beaucoup de moteurs sur les barques des pêcheurs locaux. Que font-ils en cas de pépin ? Sont-ils obligés d'aller sur la Guadeloupe ?...
Le couple, attentif à mes déboires, me prend à son bord, où nous filons directement dans leur petite maison, les pieds dans l'eau.
Ensemble, nous consultons leur ordinateur, afin de voir, quels sont les revendeurs de pièces yamaha, localisés à Pointe-à-Pitre. Nous imprimons les coordonnées des principaux grossistes et revendeurs de la marque. D'autre part, ces personnes, décidément trés sympathiques et obligeants, me proposent de rencontrer plusieurs amis pêcheurs. Avec un peu de chance... Qui sait ?...Après prospections, parlementations, recherches et renseignements glanés à droite, à gauche, un constat s'impose ... Un retour à Pointe-à-Pitre devient inévitable...
La journée se terminera sur une note beaucoup plus conviviale. Puisque l'équipage de Lady Jo. vient me chercher sur son dinghy. Nous allons boire l'apéritif sur le bateau d'un de leurs amis. Un fois à bord, quelle drôle de coïncidence, je tombe nez à nez avec les anciens propriétaires d'Arcadie. Notre ancien bateau et fidèle Dufour 3800, avec qui nous avons bourlingué pendant de nombreuses années par monts et par vaux... Comme c'est amusant et inattendu... Inutile de préciser que la soirée fut particulièrement réussie...  
En fin de matinée, en ce dimanche 2 mars, maussade et pluvieux, je prends de nouveau la direction de Pointe-à-Pitre, au près serré. Les grains ne feront que se succéder à intervalles réguliers... 
De retour dans la marina du Bas-du-Fort, je cohabite avec une armada de bateaux Amel à côté desquels je me sens bien petit...
Sur le pied de guerre, tôt, en ce lundi matin, je téléphone à plusieurs endroits stratégiques pensant, cette fois-ci expédier le problème de la pièce à changer dans les plus brefs délais. On m'apprend que celle-ci ne se fabrique plus, le moteur étant trop ancien... Il ne restait pas beaucoup d'alternative pour résoudre le problème. L'achat d'un petit moteur hors-bord neuf devient incontournable...
Je prospecte dans plusieurs lieux différents. Là encore, je me heurte à de nouvelles difficultés puisque dans les magasins que j'ai ciblés, on ne trouve que de gros moteurs. Aucun hors-bord fonctionnant entre 2 à 4 chevaux. Sur ces entrefaites, je retrouve Bernard, un compagnon de pérégrinations maritimes, qui vend son Amel... Et qui vendait, il y a encore trés peu de temps, son petit moteur d'annexe. Ce dernier a été négocié dans l'intervalle. Il me conseille d'attendre d'être à Saint-Martin pour me lancer dans l'achat d'un nouveau moteur... Mais, je sais que cette solution est inenvisageable, puisque je ne pratique essentiellement que le mouillage, au gré de mon parcours et de mes haltes dans les îles. Un  moteur en parfait état de fonctionnement me garantit toute l'autonomie dont j'ai besoin...Toutefois, par curiosité, je me mets en quête de contacts à Saint-Martin, téléphone pour connaître les prix et la disponibilité du matériel. On me répond qu'il n'y a pas de stock. Ces coups de fil n'auront pas été vains, les personnes auxquelles je m'adresse à Saint-Martin me communiquent au passage une adresse à Jarry (quartier proche de l'aéroport de Pointe-à-Pitre) où je pourrais peut-être trouver ce que je cherche.
Dans la foulée, j'appelle la société en question... Euréka, ils ont en stock un moteur qui me convient !... Il s'agit d'un hors-bord de marque Mercury d'une puissance de 3 chevaux... Quel soulagement....
Après ces tractations, je rentre souffler un peu et m'organiser en prévision des déplacements à venir...
Je vais partir mardi en direction des Saintes et remonter ensuite sur Deshaies en Guadeloupe. Avant une traversée plus conséquente vers Antigua... et ses plages de sable blanc.   

par Joêl publié dans : Humeurs du Capitaine
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Samedi 1 mars 2008

Les 24, 25, 26, 27 février 2008,

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Après une soirée de bamboche avec mon voisin de ponton ... Histoire d'effacer la nostalgie du départ que l'on ne voudrait pas voir s'inscrire dans le calendrier du coeur, le cap'tain se retrouve en solo, sur son bateau, l'âme en peine, mais le regard restant fixé sur l'horizon... 
Il y a tant de perspectives de visites dans cette grande île, dont les habitants portent le doux nom de Pointois... Les Abymes, l'Anse Bertrand, Bouillante, Capesterre, Belle-Eau, Deshaies, Morne-à-l'Eau, Petit-Bourg, Pointe-Noire, Trois Rivières, Vieux Habitants et tant d'autres...  
Une diversion, en ce dimanche qui prenait le ton de la morosité, une rencontre au détour d'un ponton. Un marin à la recherche d'un bateau. En duo, nous visitons de nombreux navires ensemble. Ce dernier a besoin des conseils avisés d'une personne s'y entendant mieux que lui dans le domaine du nautisme. On s'en donne à coeur joie... Il souhaite s'acheter un bateau pour partir... C'est évident.... Mais pas n'importe où... A Tahiti... Comme nous avons sympathisé, il me propose de l'accompagner dans son prochain périple... Me voyant seul et apparemment libre comme l'air... Mais, je lui explique ma réalité à moi, mon retour, prévu en Métropole, mi-mai... Nous échafaudons de nombreux projets autour d'un apéritif prolongé , le fameux "feu des Antilles"... Ce subtil trio rhum, sirop de canne, citrons verts... qui inspire et fait s'envoler les esprits... 
Je prends le temps de m'occuper du bateau, grand rangement, nettoyage, lavage des vaches. Courses-avitaillement, lessive...
Mardi, je retrouve l'équipage de Lady Joséphine au grand complet. De La Dominique, ils ont fait escale à Marie-Galante, ces petits veinards...  Ils arrivent, tous les quatre, sur leur dinghy, après avoir accosté sur un des pontons, plus proche des commerces et commodités, mais plus bruyant. Dîner sur leur bateau.
Nous prévoyons de naviguer vers Antigua en flottille... Nous allons d'abord faire une étape sur les Saintes, puis nous diriger vers le mouillage de Deshaies, situé au nord de la Guadeloupe, en Basse-terre, avant d'envisager une traversée plus conséquente, totalisant une cinquantaine de milles vers Antigua. 
Je m'occupe de remplir de nombreux réservoirs : eau potable, gasoil, essence pour le moteur de l'annexe...
Le 27, visite de Pointe-à-Pitre, avec les copains navigateurs de Lady Joséphine. De la Place de la Victoire, au musée Saint-John Perse, de la cathédrale Saint-Pierre au musée Victor Schoelcher. Les petites rues commerçantes nous conduisent au marché. Un envoûtement pour les narines... Outre, les senteurs de citronnelle, de basilic, la muscade, le curry, la cannelle, le café dominent dans ce festival d'odeurs. Les étals regorgent d'avocats dodus, de fruits à pain, de bananes légumes, de bananes fruits... Les goyaves s'entassent en grappes à côté des pommes cannelles rutilantes, les caramboles jaune-orangé déploient leurs pétales à proximité de la tête touffue des ananas, les oranges caraïbe se confondent avec les citrons verts, les grosses baies vertes, ovales et allongées des papayes contrastent avec la peau orangée, tachetée, des prunes de cythère... L'ammoncellement, le foisonnement déborde, envahit l'espace. Nous circulons entre les allées, ne sachant plus quoi choisir. Les différents produits, rhums arrangés, épices sont moins chers qu'au marché de Fort-de-France en Martinique.
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Au retour, halte dans un bar wifi, pour envoyer des messages, des photos, des nouvelles.
Le temps mitigé, oscille entre ciel bleu et lourds nuages menaçants de gros grains.
Le vent n'arrête pas de souffler fort et frais...
Vendredi, je devance Jacky et sa bande, je retourne dans le mouillage de Terre-de-Haut, dans l'archipel des Saintes. La vie dans les ports n'est pas des plus économique. Envie de changer d'air... Dernière étape avant un ultime retour sur la Guadeloupe...
par Joêl publié dans : Rencontres et Découvertes
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